Les systèmes d’exploitation comme des lignes aériennes

UNIX Airways

Chacun apporte un morceau de l’avion quand ils viennent à l’aéroport. Ils vont tous sur la piste pour mettre l’avion ensemble pièce par pièce, en discutant sans arrêt sur le type d’avion qu’ils sont supposés de construire.

Mac Airlines

Tous les intendants, les capitaines, bagagistes et agents à la billetterie ressemblent et agissent exactement égale. Chaque fois que vous poser des questions sur les détails, vous êtes gentiment mais fermement dit que vous n’avez pas besoin de savoir, et tout sera fait pour vous sans votre intervention, donc fermez-la.

Windows Air

Le terminal est jolie et colorée, conviviale, embarquement facile, et un décollage en douceur. Après environ 10 minutes dans l’air, l’avion explose sans prévenir que ce soit.

Linux Air

Des employés mécontents de toutes les compagnies aériennes d’autres OS décident de démarrer leur propre entreprise. Ils construisent les avions, les guichets, les pistes. Ils facturent des frais minimes pour couvrir le coût de l’impression du billet, mais vous pouvez aussi le télécharger et imprimer chez vous. Lorsque vous montez à bord de l’avion, vous avez un siège, quatre vis, une clé et une copie du siège-HOWTO.html. Une fois installé, le siège entièrement réglable est très confortable, l’avion part et arrive à temps, sans un seul problème, le repas en vol est merveilleux. Vous essayez de dire aux clients des autres entreprises sur le grand voyage, mais tout ce qu’ils peuvent dire, « Vous avez faite quoi avec le siège? »

** Différentes versions de cette blague ont circulé sur le net, L’auteur d’origine est inconnu.

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S’engager pour le libre

Pour ma dernière chronique –et contrairement aux autres chroniques parues sur ce blog,
je me permets de traiter d’un sujet plus léger dans son contenu, mais pas pour autant
moins important quant à son idée maîtresse, à savoir, l’importance de s’engager pour le
libre.

Qu’est-ce que je veux dire par « s’engager pour le libre » ? Hé bien, je pense simplement
au fait que si vous lisez ces lignes, c’est fort probablement parce que vous portez un
intérêt –du moins un quelconque intérêt- à l’univers des logiciels libres. Et qu’autrement
dit, vous êtes fort probablement sensibilisés à l’importance de voir ce type philosophie
de développement des logiciel se déployer, donc de l’importance pour les citoyens et les
utilisateurs de logiciels que nous sommes de s’engager à en faire la promotion.

Comment s’engager pour le libre ? Plutôt simple. La première méthode –et peut-être
la plus évidente- est d’utiliser les logiciels libres. Je ne veux évidemment pas que vous
vous inventiez des besoins en logiciel, mais plutôt qu’on cesse, comme à peu près tous
le font, d’être des pirates qui usent de logiciels propriétaires sans licence, pour devenir
d’honnêtes et d’intègres citoyens qui, si nous ne voulons pas payer pour un logiciel,
avons au moins la décence et l’intelligence d’en utiliser un gratuit car libre.

Autrement dit, mettons fin à notre consommation hypocrite. Consommons libre !

Ensuite, comme second moyen de s’engager envers le libre, je vous invite à vous
informer sur ce qui se passe dans le monde du libre. On dit qu’un homme averti en vaut
deux. C’est vrai aussi pour la façon dont on utilise internet et les logiciels.

Si comme moi vous n’êtes pas un hacker et que les forums vous sont un peu hermétiques,
hé bien vous pouvez tout comme moi, dans vos temps libres (sans jeu de mot), écouter
des émissions sur le libre (à Québec nous avons l’excellente émission de radio La voix du
libre à CKIA 88,3 FM les mercredis de 20h à 21h, disponible sur le net) ou consulter des
sites de nouvelles libres (comme par exemple http://www.rezopointzero.com) où vous pourrez
mettre vos connaissances libres à jour.

Finalement, la dernière méthode -et non la moindre- que je suggère afin de faire de
vous des gens engagés pour le libre, c’est d’aller signer la pétition en ligne qui a cours
actuellement sur Facebook (www.facebook.com/group.php?gid=240766858940) ou
sur le site MesOpinions.com. En signant cette pétition, vous inciterez le gouvernement
du Québec à favoriser le développement et l’utilisation des logiciels libres dans
l’administration publique et ferez du même coup preuve d’un réel engagement envers le
libre.

Je termine avec une petite question : « À quel élu devrait-on présenter un projet de
pétition électronique pour le site de l’Assemblée nationale ? Au plaisir de vous lire…

« Logiciel libre, une option de liberté »

https://optionlibre.wordpress.com

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Migrer? Non, je ne veux pas!

Un petit fragment d’un texte apparu sur Framasoft. C’est l’histoire d’une personne, qui a toujours utilisé Linux et veut migrer vers Win XP.

Mes premiers pas avec Windows XP

J’ai entendu parler d’un nouveau système d’exploitation appelé Microsoft Windows l’autre jour, et décidé de l’essayer parce qu’on le dit intuitif et facile à utiliser. Malheureusement, l’auteur n’a pas prévu de LiveCD (NdT : ou CD bootable) permettant de tester ce système avant de l’installer.

Au lieu de le télécharger sur Internet comme je le fais habituellement, j’ai dû me rendre chez un revendeur pour l’acheter au prix de 265€ (il existe aussi une version « professionnelle » mais encore bien plus chère). Sitôt rentré à la maison, j’ai ouvert la fameuse boîte, inséré le CD dans mon lecteur DVD et démarré le PC. L’écran d’installation se compose d’un simple fond bleu, et d’un menu facile à comprendre. J’ai pensé alors à sauvegarder mes données, et essayé d’ouvrir pour cela une console virtuelle ; mais la commande normale CTRL-ALT-F1 ne marche pas (et m…) J’ai donc rebooté, fait ma sauvegarde, et recommencé l’installation à nouveau. Le menu présentait une option « Installer Windows XP », que j’ai sélectionnée.

Alors j’ai eu un drôle de message intitulé « Contrat de Licence de l’Utilisateur Final » (NdT : EULA ou CLUF), que j’ai dû accepter avant de pouvoir continuer. Comme je n’avais jamais entendu parler de ça avec Linux, j’ai pris la peine de lire ce long texte. Si j’ai bien compris, je n’ai pas le droit de redistribuer ce produit, ni même d’en faire une copie pour les copains. C’est en quelque sorte l’exact opposé de la licence que je connaissais auparavant, la licence GNU GPL. Après que j’aie accepté avec la touche F8, l’installation a continué. Windows ne reconnait pas les partitions Ext3 et Reiserfs présentes sur mon disque dur, et me dit qu’il a trouvé des « systèmes de fichiers inconnus ». Curieux, j’avais toujours pensé qu’il s’agissait de systèmes de fichiers tout à fait standards ; mais bon, je peux me tromper.

Il y a ensuite une option permettant d’écraser tout le disque, que j’ai choisie. Encore une chose curieuse : Windows ne propose pas de créer une partition séparée pour mes précieuses données, mais seulement une grosse partition dans laquelle cohabitent système et données. C’est peut-être parce que Windows a un système de fichiers extrêmement sécurisé, qui effectue des sauvegardes automatiques en cas de perte de données. Enfin, je pense. Comme mon disque est assez gros, je n’ai pas pu le formater avec le système FAT32, mais seulement NTFS. Le formatage du disque a pris un temps fou. Pas de chance, Windows ne permet pas non plus, comme le fait Linux, de sélectionner dans une liste, les packages que je souhaite installer.

À la place, il installe tout sans rien demander. Les seuls ajustements que j’ai pu effectuer, étaient le réglage de l’horloge, et un truc nommé Clé d’enregistrement ou quelque chose comme ça. C’est une suite de 25 caractères alphanumériques que j’ai dû entrer à la main avant de pouvoir continuer.

Après un autre redémarrage, Windows est finalement installé et prêt. Enfin, presque, puisqu’il demande à être d’abord activé. C’est une façon pour Microsoft de contrôler par le web, toutes les clés d’enregistrement. Pas question ! Je clique sur Annuler et Windows me dit que j’ai une période d’essai de 30 jours, après quoi je devrai m’enregistrer. Ça craint…

La nouvelle interface apparaît, et je commence à oublier toutes les difficultés initiales. Je suis un peu dérouté par le fait qu’il n’y ait aucune proposition de créer un compte utilisateur pour le travail de tous les jours. Pour l’instant je suis en mode administrateur et ne me sens pas très à l’aise, vu que ma petite soeur va avoir les mêmes droits sur le système. Aucune option non plus, pour ajuster manuellements les droits sur les fichiers (quelque chose comme la commande chmod) et ça pourrait être aussi une lacune dangereuse sur une station de travail. J’ai cherché de la documentation pour ajuster mon nouveau système, mais je n’ai vraiment rien trouvé d’utilisable (la touche F1 n’apporte aucune aide crédible).

Soudain, un affreux pop-up apparaît dans le coin inférieur droit et dit quelque chose comme nouveau périphérique détecté. Une fenêtre apparaît dans le milieu de l’écran et me dit que je devrais insérer un CD de driver pour mon imprimante et cliquer sur Continuer.

Tout d’abord je n’ai pas compris ce que ça voulait dire, mais je me suis rappelé ensuite qu’il y avait un CD livré avec mon imprimante, heureusement je l’ai retrouvé au fond du carton dans le grenier. Je clique sur Continuer et là le système m’avertit que mon driver n’a pas passé les tests de compatibilité et que je ferais mieux d’en trouver un autre.

Un peu effrayé, je me risque malgré tout à cliquer sur Continuer et… Tout fonctionne parfaitement. C’est un peu irritant ce message idiot mais bon, je n’ai pas le temps de faire des histoires. Ensuite j’installe de la même façon le reste du matériel et suis prêt à surfer.

Comme il n’y a aucun parefeu ou antivirus installé, autant vous dire que je ne n’étais pas très tranquille en m’aventurant pour la première fois sur le web. J’ai surfé environ deux minutes, avant de recevoir un message d’un certain « Al Dick » me proposant une ration de Viagra pour six ans. Mis à part le fait que je n’en ai pas besoin (je vous assure…) c’est incroyablement ennuyeux. J’ai trouvé sur le net une doc expliquant comment se débarrasser de ce genre de messages. En fait, Internet Explorer n’a pas de filtre contre les pop-ups et semble attirer la pub… Au bout d’un quart d’heure ma barre des tâches ressemblait à un champ de bataille rempli de spam, et j’ai dû fermer toutes les fenêtres à la main, une par une. Avec mon navigateur précédent (Firefox) j’avais la possibilité d’utiliser plutôt des onglets, mais IE semble bien avoir des standards et règles de navigation bien à lui.

Mais c’était juste le début ! Quand j’ai voulu chatter avec mes copains, j’ai découvert que Windows Messenger ne supporte pas plus ICQ, AIM, ou TOM, que Jabber. À la place on me demande de me créer un compte MSN pour pouvoir continuer, ce que j’ai refusé.

Ensuite j’ai voulu regarder un DVD que je venais d’acheter en Allemagne. Mais Windows Media Player me dit que je ne peux l’utiliser sur mon PC, à cause d’un prétendu « code région ». Un peu troublé, je demande à un copain qui me dit qu’il s’agit en fait un transfert de données entre un PC sous Windows, et Microsoft, qui leur permet d’analyser mon matériel et les logiciels installés. Le choc ! J’ai payé une fortune pour avoir un système stable, sécurisé, qui respecte ma vie privée, et pas un truc bogué et ouvert à tous les vents. J’ai voulu jeter un coup d’oeil au code-source pour voir si ces accusations étaient vraies mais… je n’ai pas pu, vu que le code-source n’est pas livré avec ! Et je ne parle même pas de la pseudo hierarchie du système de fichiés de XP, où les fichiers de configuration du système sont dans C :WindowsSystem au lieu de /etc. Je suppose que vous ne souhaitez pas savoir ce qu’est la défragmentation (sous Linux ça n’est pas nécessaire) ; je ne vous parlerai pas non plus du pseudo-terminal calamiteux appelé Invite de commandes, ni pourquoi vous ne devriez jamais ouvrir une pièce jointe à un email dans Outlook Express.

Après que le système ait planté quand j’ai tenté de graver un CD avec l’outil maigrichon fourni avec le système tout en utilisant le tableur du pauvre ersatz d’OpenOffice qu’est « Office XP » (au passage, qui m’a coûté encore 119 €, un peu moins en fait car je suis étudiant), j’ai tout remis en vrac dans la jolie boîte verte que j’ai ramenée au magasin.

Le même jour, j’ai réinstallé Linux après cet aperçu de ce système mono-utilisateur, mal dégrossi, nommé Windows XP, qui sera sans doute apte à un usage personnel d’ici cinq ans. En attendant, je profite de la liberté avec BSD, Open Solaris et Linux !

Tirez de : http://www.framablog.org/index.php/post/2006/09/29/De-Linux-a-Windows

Matthias Endler – Licence Creative Commons By-Nc-Nd(Traduction : Jacques Bon)

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Les droits intellectuels positifs comme condition de la démocratie

« Lorsqu’un individu se pose une question qui est vraiment une question pour lui, sa curiosité s’en trouve stimulée et alimente sa recherche d’information, qui l’aidera à la traiter, et, s’il dispose de l’équipement nécessaire pour mettre cette quête en pratique, cet individu est intellectuellement libre.

Ce qu’il possède de capacité d’initiative et de vision imaginative sera mis en jeu et contrôlera ses impulsions et habitudes. Ses buts dirigeront ses actions. À l’opposé, [s’il manque de ces buts et de ces moyens], son attention apparente, sa docilité, ce qu’il a mémorisé et qu’il reproduit relèveront de la servitude intellectuelle.   Une telle condition est adéquate et même nécessaire dans une société où l’on ne souhaite pas que la plupart aient des buts ou des idées propres, mais plutôt qu’ils prennent leurs ordres du petit nombre de ceux qui sont mis en position d’autorité.  Elle n’est pas adaptée à une société qui s’efforce d’être démocratique. »

John Dewey, Democracy and Education (1916), traduit par Philippe Aigrain, Cause commune.

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Les différents modèles économiques du Logiciel Libre

Le modèle de revenu du logiciel libre est totalement différent de celui des logiciels propriétaires qui repose presqu’en totalité sur la vente de licences, le support et les prestations de services (déploiement, formation, maintenance, …). Contrairement à la vision commune, le logiciel libre peut générer d’énormes revenus pouvant être supérieurs à ceux venant d’un logiciel libre du même type. Dépendamment du mode de développement du logiciel libre, ces revenus sont générés au travers différents des modèles économiques qui peuvent être les suivants :

+ Services récurrents

Ce modèle économique concerne généralement les logiciels libres développés par une entreprise (open ERP). – Souscription Il s’agit de revenus provenant de la livraison ou de la vente des mises à jour ou de la documentation sur un logiciel libre.

– Support

Concerne les revenus générés par un support offert par rapport à un logiciel libre.

– Prestations de services autour du logiciel

Ces revenus sont celles des services suivants (installation/Déploiement, formation, développement complémentaire)

– Certification de matériels

Les matériels informatiques peuvent faire l’objet d’évaluation et de certification par des grands distributeurs de logiciels libres tels que linux. Ainsi les revenus de ce modèle concernent les retombés financiers que pourraient percevoir le distributeur pour ce service rendu.

+ Mutualisation

– Mutualisation de développements au forfait

Elle peut être de deux types :

• Celle initiée par un prestataire qui met en contact plusieurs clients en vue de leur proposer de financer le développement d’un logiciel libre.

• Celle des commandes groupées ou des regroupements plus ou moins informels qui pilotent la cohérence côté client et gèrent la feuille de route et l’évolution du logiciel.

– Écosystèmes autour de logiciels libres

Il s’agit de regroupement d’éditeurs ou d’intermédiaires autour du développement d’un produit afin de donner de la légitimité au logiciel aux yeux des clients.

+ Apports de valeur ajoutée

– Vente/location/utilisation de solutions clés-en-main

Ce modèle génère des revenus au travers la vente ou location de solutions libres prête à l’emploi.

– Base libre avec extensions propriétaires

Cela correspond à distribuer un logiciel libre avec des extensions payantes distribuées sous licences propriétaires Base libre avec outils propriétaires de développement

+ Licences

– Licences multiples

Il s’agit là de la vente de la possibilité d’utiliser dans des logiciels propriétaires du code utilisé dans des logiciels libres qui sont sous une licence libre permettant ce fait.

– Changement de licence

Ce modèle est celui des logiciels propriétaires qui tombent automatiquement sous une licence libre au bout d’un certain temps ou qui comportent des clauses de réversibilité en licence libre.

+ Apports indirects

– Sponsoring, publicité sur site Web

Le logiciel libre, ou bien le site du logiciel libre, inclut des services qui font référence à des services commerciaux extérieurs, généralement sous la forme de logos d’entreprises ou de produits, pointant vers les sites Web correspondants. C’est le modèle d’affaire de Firefox. Ce modèle est l’un des plus utilisé, et peut être très rentable comme dans le cas de Firefox

– Produits dérivés

Le logiciel libre génère également des revenus au travers des produits dérivés qui peuvent être de diverses natures (documentations, des T-shirts, tasses, peluches, …).

– Mécénat

C’est le financement du développement des logiciels libres au travers des fonds privés et de donations par projet.

Au-delà de ces modèles économiques qui identifiés, d’autres revenus sont générés dans le contexte du logiciel libre notamment au travers les cours et les formations que les spécialistes du domaine offrent que ce soient dans des institutions scolaires ou dans un autre contexte.

Référence:

(1) http://aful.org/professionnels/modeles-economiques-logiciels-libres/differents-modeles/#solutions-cle-en-main

Cordialement.

« Le logiciel libre, une option de liberté. »

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La raison d’un gouvernement pour acheter libre

Voici le fragment de la réponse du député Villanueva Nuñez à Microsoft concernant la motivation de l’État péruvien pour acheter libre.

« Les principes élémentaires qui inspirent le Projet sont liés aux garanties fondamentales d’un État démocratique de droit, telles que :

  • Libre accès du citoyen à l’information publique ;
  • Pérennité des données publiques ;
  • Sécurité de l’État et des citoyens.

Pour garantir le libre accès des citoyens à l’information publique, il est indispensable que l’encodage des données ne soit pas lié à un fournisseur unique. L’utilisation de formats standards et ouverts permet de garantir ce libre accès, et d’obtenir, si nécessaire, la création de logiciel libre compatible.

Pour garantir la pérennité des données publiques, il est indispensable que l’utilisation et le maintien du logiciel ne dépendent pas de la bonne volonté des fournisseurs, ni des conditions de monopole imposées par ceux-ci. Pour cela l’État a besoin de systèmes dont l’évolution puisse être garantie par la disponibilité du code source.

Pour garantir la sécurité de l’État ou sécurité nationale, il est indispensable de se baser sur des systèmes dépourvus d’éléments qui en permettent le contrôle à distance ou la transmission non désirée d’information à des tiers. Par conséquent, il faut des systèmes dont le code source est librement accessible au public pour permettre son examen par l’État lui-même, les citoyens, et un grand nombre d’experts indépendants dans le monde. Notre proposition apporte un plus de sécurité, puisque la connaissance du code source élimine le nombre croissant de programmes contenant potentiellement du *code espion*.

De cette façon, notre proposition renforce la sécurité de nos citoyens, à la fois en tant que détenteurs légitimes de l’information gérée par l’État, et en tant que consommateurs. Dans ce dernier cas, c’est en permettant l’apparition d’une offre étendue de logiciel libre dépourvu de potentiel *code espion* susceptible de mettre en péril la vie privée et les libertés individuelles »

http://aful.org/ressources/institutions/rescon-fr

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La vraie raison

« If I have seen further, it is by standing upon the shoulders of giants »   Isaac Newton

On ne peut pas cacher qu’aujourd’hui l’informatique est aussi importante que l’écriture.  Une personne que ne sait pas comme utiliser un ordinateur est presque l’équivalent d’une personne qui dans les siècles passés ne savait pas lire ni compter.  Imaginons si on devrait payer une licence pour calculer l’aire d’une superficie,  pour écrire une lettre, ou si l’utilisation des numéros aurait été brevetée?  La langue écrite et parlée n’est pas une ressource privée et non plus les mathématiques.

À la lumière de ce qui précède, j’ose à penser qu’il y a une nouvelle branche de savoir, que c’est aussi essentiel que les mathématiques et le langage. Justement, on pourrait considérer l’informatique comme un simple perfectionnement de ces deux composants primordiaux de la connaissance humaine.  Pour quoi est-t-il brevété?  C’est impossible de penser que le progrès de notre civilisation dépend de payer des licences à un petit groupe de multinationales, qu’avouent pour s’approprier du savoir.

Si l’auto proclamé roi, demande de payer pour l’eau,  et on sait, où se trouve une fontaine illimitée et libre,  c’est notre responsabilité d’informer où étancher la soif, et si c’est possible, de contribuer à son perfectionnement.

Richard Stallman, un des principaux acteurs dans la cause de logiciel libre, a proposé les quatre libertés essentielles qui définissent un logiciel libre : la liberté d’exécuter le programme pour tous les usages ; la liberté d’étudier son fonctionnement, et de l’adapter ; la liberté de redistribuer des copies, et celle d’améliorer le programme et de publier ces améliorations. Ce sont les piliers d’un mouvement qui changera la conception de l’informatique.

Références :

  1. Les logiciels libres, une enjeu de société.Daniel Pascot. 2005
  2. Problématiques juridiques des logiciels libres et ouverts. Pierre-Paul Lemyre, Richard Willemant. 2005
  3. http://www.april.org/articles/intro/gnu.html
  4. http://www.gnu.org/licenses/rms-why-gplv3.html
  5. http://www.math.u-psud.fr/~vdhoeven/Misc/brevets.html
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